samedi 28 mars 2009

La Complainte des Martyrs de Troyes

La Complainte des Martyrs de Troyes
( écrit en vieux français)

Article dédié à tous ceux pour qui l'amitié se doit d'être une priorité. Pour tous ceux qui restent tenaces et complices de leurs idées, opinions et convictions religieuses.

Enfin pour tous ceux qui font de la solidarité, un combat permanent.



Cette complainte témoigne du brûlement de 10 Juifs de Troyes, au Moyen-Age.


Elle est mise à grand mal, la malheureuse gent ;
Et ce n’est pas sa faute, si la rage la prend,
Car d’entre eux sont brûlés maints preux braves et gens,
Qui n’ont pu pour leur vie donner rachat d’argent.

Notre joie est troublée, troublé notre déduit.
Car ceux que la Torah occupait sans répit, étudiant sans fin et de jour et de nuit,
Ils ont reconnu Dieu ! Et tous ils sont détruits.

De la réforme gent, nous souffrons ces douleurs,
A bon droit nous pouvons bien changer de couleur.
Dieu ! prends-nous en pitié : entends nos cris, nos pleurs !
Car nous avons perdu maint homme de malheur.

En place est amené Rab Isaac Châtelain
Qui pour Dieu laissa rentes et maisons tout à plein.
Il se rend au Seigneur. Riche était de tous bien
Bon auteur de Tosphot (commentaire biblique) et bon auteur de plains( complaintes).

Lorsque la noble femme vit brûler son mari,
Le départ lui fit mal ; elle en jeta grand cri :
"Je mourrai de la mort dont mourut mon ami."
Elle était grosse ; aussi grand’peine elle souffrit.

Deux frères sont brûlés, un petit et un grand ;
Le plus jeune s’effraie du feu qui lors s’éprend :
"Haro ! je brûle entier !" et l’aîné lui apprend :
]"Au paradis tu vas aller ; j’en suis garant."

La bru qui fut si belle, on vient pour la prêcher :
"Pour te tenir bien chère, nous t’offrons écuyer".
Elle, aussitôt, contre eux commença à cracher :
"Je ne laisserai Dieu, vous pouvez m’écorcher."

D’une voix tous ensemble, ils chantaient haut et clair,
Comme des gens de fête qui dussent caracoler.
Leurs mains étaient liées, ils ne pouvaient baller,
Jamais on ne vit gens si vivement marcher

Le félon, le maudit, les brûlait, irrité
Les uns après les autres. Alors un kadosh ( un saint homme) : "fais,
Fais grand feu, méchant homme"
, il osa l’outrager.
Elle fut belle, la fin de Biendict d’Avirey.

Il y eut un noble homme qui se prit à pleurer :
"Pour mes enfants, je pleure ici désespéré,
Non pour moi."
Il se fit brûler sans plus tarder ;
Ce fut Simon, sopher ( scribe de métier) , qui sut si bien orer ( lire, prier)

Les prêcheurs sont venus Isaac Cohen quérir :
"Qu’il abjure, ou sinon il lui faudra périr."
"Que me demandez-vous ? Pour Dieu je veux mourir.
Prêtre, je veux l’offrande de mon corps lui offrir."


"Tu ne peux échapper, puisque nous te tenons,
Deviens chrétien."
Mais lui, aussitôt répond : "Non,
Pour les chiens, je ne veux laisser Dieu, ni son Nom !"

On l’appelait Haïm, le maître de Brinon.

Il y eut un kadosh qui fut conduit avant ;
On lui fit petit feu qu’on allait avivant.
De bon coeur, il invoque Dieu, menu et souvent,
Souffrant doucement peine au nom du Dieu vivant.

Dieu vengeur, Dieu jaloux ! Venge-nous des félons ;
D’attendre ta vengeance, le jour nous semble long !
A te prier d’un coeur entier, là où nous restons et allons,
Nous sommes prêts et disposés, réponds, Dieu, quand nous t’appelons.


Larrycool (carapace d'acier, coeur d'or)

(Sources anonymes, mais cette complainte a été retrouvée par Sire Arsène Darmesteter et publiée dans sa Revue des Etudes Juives).

mardi 24 mars 2009

Entretien avec Eiddin et Charlotte, le couple infernal

Dole (AAP) - Le 16 mars dernier, les caisses des mairies de Dole et Vesoul se sont vues allégées d'un total de près de 32 000 écus selon les estimations issues des derniers bilans. L'œuvre d’un jeune couple Eiddin de Margny-Riddermark alors maire de Vesoul et de sa fiancée Charlotte, quand à elle mairesse de Dole.

Un méfait qui mit la Franche-Comté en émoi alors qu’elle fut déjà victime quelques semaines auparavant d’acte de traîtrise en chaîne.

AAP a réussi à contacter les deux compères et à vous proposer cette entrevue spéciale.

AAP :"Bonjour à vous Dame Charlotte, Messire Eiddin de Margny-Riddermark, merci d’avoir accepté cet entretien avec AAP."

Charlotte : "Pas de quoi, c'est un plaisir de pouvoir expliquer nos gestes aux comtois."


AAP :"Charlotte, vous étiez mairesse de Dole depuis quelques temps déjà, pourquoi avoir du jour au lendemain décidé de piller votre propre mairie ? Une vengeance ? Un désir de changement ?"

Charlotte :"De la vengeance, non, un désir de justice, plutôt. La Franche-Comté est à nos yeux une criminelle qui n'a jamais été punie pour tous les crimes qu'elle a perpétré, que ce soit à l'encontre des comtois en général, ou contre des membres de notre famille (le vicomte Sirius, père de Eiddin a trouvé la mort, il y a quelques semaines, alors que celui-ci avait monté illégalement une armée aux pieds des murailles de Dole), de nos amis respectifs. Bien des actes terribles ont été commis en ces terres sans qu'aucune suite n'y soit donnée. A notre niveau, nous avons fait ce que nous avons jugé juste."


AAP :"Eiddin, vous étiez maire de Vesoul récemment élu, diacre de cette même ville et homme de loi, pourquoi avoir choisi la voie du pillage ?"

Eiddin :"Prenons un exemple. Un brave citoyen lorsqu'il se retrouve devant les tribunaux malgré lui, si il se voit jugé coupable ira de lui-même payer son amende. Un malfrat, un brigand, quant à lui se refusera à la justice et on sera obligé de faire intervenir des gardes pour récupérer l'amende. C'est le même cas ici, la Franche-Comté est clairement consciente de ses fautes et ne s'en est jamais repentie. En aucun cas elle n'aurait accepté ce jugement, il fallait donc prendre directement l'argent dans ses poches. D'un point de vue pratique c'est clairement la méthode la plus efficace."


AAP :"Eiddin, vous avez perdu votre père le vicomte Sirius de Saulx récemment, dans un concours indeterminé de circonstances. Outre le fait que vous souhaitiez rendre justice vous-même, y a t-il aussi une part de vengeance de votre part ?"

Eiddin :"C'est clairement un des griefs qui est reproché à la Franche-Comté, mais je pense que notre acte dépasse l'idée de vengeance. Bien qu'il faille l'admettre, nous n'avons jugé que des actes dont nous étions sûr de la responsabilité de la Franche-Comté, et dont nous avions une certaine légitimité à traiter."


AAP :"Vous avez fui la Franche-Comté pour Dole ? Pourquoi là-bas précisément ? Vous auriez pu rendre justice en pillant et distribuant l'argent aux victimes sur place ? Pourquoi cette nécessité de fuir ?"

Charlotte :"Je n'ai pas gardé l'argent que j'ai ponctionné à la mairie de Dole, je n'aurais pas eu le temps de le distribuer moi-même avant d'être mise en procès par les autorités comtoises. La raison pour laquelle j'ai fui me paraissait évidente, il suffit de voir les blessures qui ont été infligées à mon fiancé (Eiddin) pour comprendre que je n'avais aucun intérêt à rester sur les terres comtoises. J'ai choisi Grandson parce que c'est un territoire avec lequel la Franche-Comté n'a aucun traité de coopération judiciaire. J'assume mes actes, certes, mais je sais qu'un procès mené par la Franche-Comté à mon encontre serait inutile et ne serait pas un grand exemple de Justice. Il n'y a pas beaucoup d'investigation à faire dans l'esprit des comtois pour voir que tous nous ont déjà condamnés."


AAP :"Eiddin, on vous savez procureur sous le mandat du juge Fabulous, or on sait que ce dernier a fait acte de traîtrise en se joignant à la République réformée et actuellement en s'étant joint à l'armée non autorisée située à Pontarlier ? Comment acceptez-vous un tel acte ? Seriez-vous vous-même prêts à rejoindre cette armée ?"


Eiddin :"Vous parlez là de l'armée du Salut du brigand Gromukus que nous avons bien connu à Vesoul. Et bien que j'ai une certaine estime du juge Fabulous, d'autant plus depuis son acte de trahison. Il vous faut savoir que je reste noble descendant de famille noble, que je vais hériter d'une Principauté et que de plus je suis Spinoziste et quand on voit la haine qu'ils (les républicains) portent à la noblesse et la religion qu'ils prônent, je ne peux guère être d'accord avec eux ni même les rejoindre."


AAP :"Charlotte je suppose que vous partagez l'avis de votre fiancé à ce propos. Mais dîtes-moi quel rapport avez-vous vis-à-vis de cette armée illégale ? Comment la considérez-vous ?"

Charlotte :"Je n'ai aucune relation avec cette armée : je n'ai personnellement jamais rencontré son meneur ni aucun des membres qui la composent. Étant donné leurs idéaux, comme l'a expliqué Eiddin, je ne peux les considérer comme mes amis. Nous n'avons aucun lien avec les républicains, les réformés, ou tout autre organisation criminelle. Si cette armée a été autorisée dans l'enceinte de Dole et de Vesoul avant notre départ, c'est par provocation, nous n'avions pas connaissance de leur intention d'entrer en territoire comtois et nous n'imaginions pas qu'elle puisse de toute façon se rendre jusqu'à l'une de nos cités."


AAP :"A vous deux, ont dit que vous auriez pris un peu plus que 30 000 écus, malgré vos déclarations ? Des réactions ?"

Charlotte :"Nous pensions n'avoir pris que 20 000 écus, il faut nous excuser si nous avons pris un peu plus, nous avons dû agir rapidement pour passer inaperçus. Nous n'avons pas pris le temps de compter au denier près. Nous ne pouvons plus recompter de toute façon, puisque nous n'avons pas gardé cette somme."


AAP :"Charlotte, Eiddin, il est temps de clôturer cet entretien. Avez-vous un message à faire passer aux comtois, ou à dame Anthea Valendar nouvelle mairesse par révolte de Vesoul et à la Comtesse Macricri de Nozeroy régente à la mairie de Dole ?

"Charlotte :"Nous conseillons aux comtois, à l'avenir, d'agir d'eux-mêmes, comme nous l'avons fait, quand ils se sentiront lésés. On ne peut rien attendre de cette justice élue qui entre constamment en conflit d'intérêt lorsqu'elle doit juger les grands criminels."

Eiddin :"Puis, la Franche-Comté doit se rappeler qu'elle est unie, qu'elle est plus qu'une réunion de villages. Elle doit comprendre que ce n'est pas à Dole ni Vesoul à qui nous avons pris de l'argent mais à elle dans son unicité."

Pas un mot de plus, hormis un court échange amoureux entre les deux anciens maires.

C’est ainsi que s’achève notre entrevue spéciale sur ces événements bilatéraux troublants.


Epsonstylus pour AAP et le Petit Comtois

dimanche 8 mars 2009

Désignation comtale en période de crise

Le 18 février dernier se sont clôturées les élections comtales de Franche-Comté tandis qu’une crise éclatait du côté de Pontarlier ; la liste Groupe de Réunification Comtois (GRéC) arrivant en tête des scrutins sans majorité absolue avec 37.5% des votes.

Petit tour d’horizon sur ces élections hors du commun et la difficulté qui s'en suivit afin de désigner le franc comte.

Depuis plusieurs semaines, trois partis politiques tentaient de remporter les élections comtales de Franche-Comté. Parmi eux, on pouvait ainsi retrouver la liste CAT (comtois avant tout), un parti relativement ancien avec à sa tête la comtesse Macricri Adams de Mélincour de Nozeroy, mais aussi les membres de la liste GRéC guidés par Elaessya (anciennement membre de Énergie Franc Comtoise) ou encore les membres de Franche Comté Renaissante (FCR) menés par le baron _Max de Mazière. Le 18 février, GRéC arrivait finalement en tête suivi de très près par les deux listes concurrentes.

Au même moment, une crise sans précédent éclatait en la ville de Pontarlier, la maire Arcas ayant prononcé l’indépendance de sa ville et proclamé la République.

S’en sont suivis de nombreux débats au parlement et en agora pour déterminer qui serait à même de succéder à Leconquérant au poste de franc comte, la majorité absolue n’ayant pas été atteinte par GRéC lors des élections comtales et la crise de Pontarlier prenant de l‘ampleur avec l’intervention du Lion de Juda, la désignation du franc comte s’annonçait particulièrement tendue.

En définitif, après huit jours de concertation et quatre votes successifs, le baron _Max de Mazière (groupe FCR) fut reconnu franc comte, le 26 février, après entente entre les différents partis. Au même moment, la crise de Pontarlier prenait fin, grâce à l’intervention de la population pontalissienne, de l’armée comtoise, de l’Ordre des Lames, de l’Ordre des templiers et des Saintes Armées Romaines.

Cette désignation a été la plus longue de l’histoire de Franche-Comté, habituellement les désignations se déroulent en à peine deux tours.

Interrogée sur une possible corrélation entre la Crise de Pontarlier et la longueur de la reconnaissance du franc comte, la comtesse Macricri tête de liste des CAT répond : « Indirectement oui d'une certaine façon, puisque le mandat qui se profilait se présentait comme difficile, on ne voyait pas un débutant prendre le mandat. »

Pour la tête de liste de GRéC, Elaessya, la réponse est nettement différente : « Honnêtement je dis non. Certes cela a du jouer quelque peu. En politique, quand il y a de gros problème dans un secteur, une effervescence s'opère. Parfois c'est l'inverse. Les gens sont perdus et ne savent plus que faire. Et la Franche Comté avait besoin d'un Comte, en conséquent, et ce de manière urgente. Le souci, c'est que d'aucun des partis ne voulaient céder. »

Le nouveau franc comte _Max, a quand à lui une autre vision des choses : « En théorie, avec les résultats des élections comtales, nous étions déjà dans une impasse quant à la désignation du comte, puisque sans réelle majorité se dégageant du scrutin. La crise de Pontarlier a peut-être amené à se poser des questions qui aurait été survolées sans cela. Il a fallu peser le pour et le contre et déterminer son vote en conséquence. En fait, nous n'avons pas cherché à élire à la va-vite, parce que c'était urgent de le faire, mais bien à élire posément, parce que la situation ne permettait pas l'erreur de l'empressement, avec laquelle il aurait fallu compter deux mois durant. »

Au final, si la crise a pu être ou non un élément précurseur de la longueur de la désignation du franc comte, il n’en reste pas moins que la Franche Comté est désormais doté d’un tout nouveau conseil comtal opérationnel et que les allégeances ne vont plus tarder à avoir lieu ; la crise étant terminée.


Epsonstylus
(Article paru le 7 Mars 1457 pour AAP, mais à peine lisible)

mardi 3 mars 2009

Décrêt sur les frontière Franc-comtoises

Décret sur la semi-réouverture des frontières et la prétendue "République".

A tout ceux qui cette missive liront, et mesme aux autres !

Nous, _Max de Mazière, vingt-sixième suzerain de Franche-Comté, tenons à ce qu'il soit su :

*Que désormais les frontières du nord et de l'ouest de notre bien-aimée Franche Comté, à savoir celles bordant les villes de Dole, Poligny, Vesoul et Luxeuil, sont réouvertes, et autoriseront de ce fait à nouveau la libre circulation des voyageurs éventuels.

*Que les autres frontières qui bordent la Franche-Comté sont maintenues fermées, et ce sous des conditions identiques à celles prescrites jusqu'alors.

*Que les membres du "Lion de Juda", de compagnies inféodées à celui-ci ainsi que tout autres contributeurs avérés, de près, de loin, physiquement, ou bien encore moralement, à la prétendue "République Réformée de Pontarlier", se voient déclarés persona non grata en notre territoire. Cela en raison des récents événements de Pontarlier, et du préjudice causé au peuple pontissalien, au cours et des conséquences de leur odieux régime. Ils seront poursuivis sans relais par nos services de sécurité.

Ce présent édit demeurera d'application tant qu'un nouvel ne viendra le briser.

Faict en le château de Dole, le troisième jour du mois de mars de l’An de grasce quatorze cent cinquante-sept.

Au nom du parlement Franc-Comtois,
_Max de Mazière,
Franc Comte.
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jeudi 26 février 2009

Le grand bal se poursuit en Gargote



L'ESCRIME DE NOS JOURS


par Larrycool (carapace d'acier, cœur d'or)

Article dédié à Crro, rédacteur en chef du Petit comtois, tribun de Pontarlier.

Quelle relation peut il exister me demanderez-vous entre l'escrime et Sire Crro ?
La réponse est simple, l'escrime est un sport qui exige une grande maîtrise de soi, une technique irréprochable et un respect de l'adversaire, ce que Seigneur Crro possède au demeurant, il est pugnace, travailleur de tous les instants et surtout tente d'améliorer les choses qui demeurent floues, tout en écoutant et respectant les idées des autres...
__________

L'escrime, apparue dans l'antiquité. Les Grecs proclamaient que le soldat n'est pas celui qui porte l'épée, mais bien celui qui sait la manier, cependant, il n'existe aucune trace de maîtres professionnels et d'académie d'armes.
Pendant le siècle de Périclès, jusque la période Hellénistique, des maîtres d'armes de métier, font partie du personnel chargé de l'éducation des enfants citoyens. La différence avec le Maître d'armes est qu'il est à l'inverse du pédagogue, du musicien et du gymnaste, un homme libre qui monnaye ses services. Ce qui rend son savoir uniquement accessible aux familles fortunées. Le glaive grec ou romain est fait de bronze, les romains frappent essentiellement d'estoc, interdiction formelle leur est donnée de frapper à la taille, sauf en cas d'absolue nécessité, car ils savent que le coup d'estoc est bien plus meurtrier. Le but étant de tuer en faisant le moins de geste possible.
Les Celtes se distinguent, ils frappent avec de véritables épées en fer, métal bien plus solide que le bronze des armées méditérranéennes, ce qui permet d'abord aux Celtes de mener une politique agressive puis de se défendre longtemps contre les envahisseurs.

Le glaive romain va peu à peu s'allonger au fur et à mesure de l'affaiblissement de l'empire romain, en effet, on incorpore de plus en plus aux armées romaines des mercenaires venus du nord, adeptes du même genre d'épées que les Celtes.
Dans la fin de l'empire romain, on utilise de plus en plus les armes des peuples germaniques.

Dans le haut moyen âge, l'épée devient la compagne la plus sure d'un homme qui désire survivre a un pillage ou un voyage. C'est l'époque ou les exploits individuels sont loués par les poètes et les chanteurs, c'est l'époque du roi Arthur et d'excalibur. Il ne subsiste cependant aucune trace des instructeurs romains de jadis, c'est le père qui apprend à son fils à manier une épée, et ce, dans la résidence seigneuriale. De plus la féodalité naissante réduit considérablement le nombre de personnes autorisées et aptes à porter l'épée, arme par excellence du chevalier.

Au XIII ème siècle, on reconnaît que manier l'épée nécessite un entraînement aussi bien théorique que pratique, cet enseignement est beaucoup recherché par la noblesse, qui risque fréquemment sa vie sur le champ de bataille. Le développement de l'ordalie (duel judiciaire tout à fait légal et courant de nos jours) précipite aussi un certain engouement à apprendre l'escrime. Il est décrété lorsque les juges ne peuvent déterminer l'innocence ou la culpabilité de chaque partie, et fait appel au jugement de Dieu. (L'homme sachant manier l'épée est souvent le favori de notre bon Dieu)...


Actuellement, nos guerriers sont assez rapides et plus libre de leurs mouvements qu'auparavant, car l'escrimeur n'est pas enfermé dans des armures d'acier. Il est primordial de savoir se battre avec et contre n'importe quoi. L'épée restant l'arme la plus noble.


Chaque épée, de nos jours, pèse en moyenne 1 kg.

Des maîtres germaniques viennent d'arriver sur les terres de France, pour apporter un oeil nouveau sur l'escrime. Il paraîtrait que ces hommes sont des scientifiques du maniement de l'arme...

Sources : Passion Histoire


jeudi 19 février 2009

La Trahison


par Larrycool (carapace d'acier, cœur d'or)

16 janvier 1457








A tous les Pontissaliens et Pontissaliennes

Les accusations de trahison abondent (traîtrises personnelles, collectives, politiques, religieuses). La trahison est une transgression, toute confiance accordée auparavant à notre maire Arcas est définitivement abandonnée.

Il a violé le pacte de fidélité envers ses ouailles. C'est un délit d'infidélité, le traître est un perfide, il a rempli ses obligations avec trop de désinvolture.

C'est un félon (félo, onis) qui a deux hypothèses se rejoignant : "félo" terme d'origine franque qui signifie celui qui maltraite, fait le mal, ou le terme latin : "fel, fellis", le fiel, la bile, l'amertume et par extension la méchanceté.

De nos jours, la trahison prend l'aspect de lèse-majesté. Il a violé le respect sacré non seulement à l'autorité impériale mais surtout le nôtre, villageois de Pontarlier. Dans cette optique, le concept de trahison s'élargit. Il ne s'agit plus seulement de ce qui peut nuire au village en paroles, mais les actes qui peuvent en découler.

A-t-il trahi ?

L'accusation de trahison traduit un mécontentement, une jalousie, une peur face aux agissements d'un individu qui soudain ne coïncident plus avec les pratiques sociales, culturelles et religieuses communément admises ou attendues.

Pourquoi cet acte irréfléchi ? Qu'a-t-il pensé de nos principes éthiques ? Probablement s'est-il imaginé que nos bases ont chancelé au profit d'un plus grand pragmatisme... Alors il ne s'est point vu dans le rôle du traître, pour lui cet acte devenait un outil politique. Pour lui encore, cette action n'était que louable...pour nous ce fut la pire.

Cette trahison représente un réel danger. Elle rompt l'équilibre établi, la cohésion de notre société et son organisation.

C'est le fléau le plus grave qui soit, car l'ensemble de notre système repose sur la foi jurée. Donc la rupture des engagements pris lors de la cérémonie d'investiture rompt les solidarités et les règles patrimoniales.
Soif de pouvoir ? Ambition ? Envie ? Peut-être volonté de s'élever au-dessus de sa condition, de sortir d'un état de dépendance...Toujours est-il qu'il est un réel danger pour notre société et pour la stabilité de nos acquis.

Son attitude est d'une mauvaise nature. Il a probablement une prédisposition psychique à trahir dans tous les domaines. Ne s'est-il pas rendu coupable de trahison multiples ? Les juges ne tarderont pas à le découvrir...
Enfin la face cachée d'Arcas nous est dévoilée. Inquiétante car inconnue jusqu'alors. Sa mauvaise âme devient visible, et sous ma plume je le métamorphose en chien enragé !

Pour finir, le traître n'est pas seulement l'autre de lui-même, (l'envers) il est aussi "l'advers", en d'autres termes, l'adveraire, celui qui s'est retourné contre autrui.

Sa destinée
Notre société repose sur un code d'honneur et sur une parole donnée. L'accusation de trahison appelle le châtiment car il s'agit d'une faute grave.
La condamnation doit être unanime, car il est nécessaire de restaurer la norme sociale et le maintien de l'ordre.

La colère comtale devra en appeler à une exécution, confiscation et destruction de biens. Elle ne l'épargnera point, ni lui, ni ses proches.

La peine prononcée devra marquer les esprits et les mémoires, provoquant une salutaire expiation du Mal et ainsi décourager les éventuels contrevenants.

La punition des traîtres obéit toujours à des impératifs politiques et sociaux.



mercredi 11 février 2009

Le découpage du temps

Larrycool (carapace d'acier, coeur d'or)

Pour Edodangrau, fidèle Garde Civil, toujours présent, toujours à l'heure, le temps pour Lui n'a que peu d'intérêt, il est toujours là quand il faut où il faut...

Pour tous ceux qui apprennent à lire, à écrire et à compter voici comment le temps se découpe.

Le nombre de jours par mois est variable, la durée des journées également. Tout cela car nos Anciens fonctionnaient à l'heure solaire.
Depuis les romains, on considère un jour comme constitué de 12 heures de jour et 12 heures de nuit. Mais nous nous savons maintenant que les journées sont plus ou moins longues selon l'époque de l'année.
Ainsi en juin, " l'heure de jour " est censée durer 90 minutes, contre 30 en décembre.

De nos jours, on ne se repère pas dans la journée en heures, mais par rapport aux différentes prières qui rythment la vie :

. Matines
. Laudes
. Prime
. Tierce
. Sexte ( midi )
. None
. Vêpres
. Complies

Et là, il est l'heure de dormir.

En ce qui concerne le travail, il varie selon les saisons. Il débute au lever du soleil ou une heure après, et se termine au moment où la population allume les lumières pour y voir, ce qui correspond à Complies.
Sachez que le travail nocturne est interdit dans la plupart des cas. C'est l'employeur qui fixe la durée du travail, 16 heures par jour en été, 11 heures par jour en hiver.
Il faut retirer de ces heures les pauses et les temps de repas (entre 2h30 et 3h30 selon la saison).

Nous travaillons donc beaucoup.
Le jour chômé :

A chaque fête religieuse, en comptant les dimanches---------> donc 90 jours de congés par an. On connaît ces jours grâce aux règlements de travail des Talemeliers ( boulangers ).
. Les dimanches
. les samedis et veilles de fête, le travail doit se terminer à 17 h (origine de la dernière fournée de 17 h)
. Les jours de fêtes ( Ascension, Apôtres, Lundi de Pâques, Pentecôte, les deux jours qui suivent Noël)
. En janvier (sainte Geneviève et l'Epiphanie)
. février ( Purification Sainte Vierge )
. Mars (Annonciation)
. Mai ( Saint Jacques le mineur et Saint Philippe, la Sainte Croix )
. Juin ( Nativité de Saint Jean Baptiste )
. Juillet ( Sainte Marie Madeleine, Saint Jacques le majeur, Saint Christophe )
. Août ( Saint Pierre, Saint Laurent, Assomption, Saint Barthélémy )
. Septembre ( Nativité de la Sainte Vierge, exaltation de la Sainte Croix )
. Octobre ( Saint Denis )
. Novembre ( Toussaint, Morts, Saint Martin )
. Décembre ( Saint Nicolas, Noël )

Le nombre moyen de jours de travail par mois est d'une vingtaine ( de 17 à 22 selon la saison ) soient 4 à 5 jours par semaine.

Les vacances en Franche Comté ne nous concernent pas, seules l'université de Paris ( faculté des Arts ) ferme ses portes du 28 juin au 25 août et les facultés de Théologie et de Décret du 28 juin au 15 septembre. La Cour vaque une semaine à Pâques, cinq jours à Pentecôte et cinq jours à Noël...


Sources : Passion histoire et recherche personnelle cours universitaire sur l'art de vivre au moyen-âge

vendredi 6 février 2009

L'AMOUR COURTOIS


Larrycool (carapace d'acier, cœur d'or)


Article dédié à Verania pour sa tendresse et la représentation de la " Femme " telle que je le ressens.

Tel celui qui incline un rameau
Et prend parmi mes fleurs les plus belles
J'ai choisi, dans les ramages d'un haut bosquet
La plus belle entre toutes.
Dieu la fit, sans défaut, de sa propre beauté
Et ordonna qu'avec humilité
Fut ornée sa grande valeur.
Avec un doux regard, ses yeux courtois
Ont fait de moi,un ardent et fidèle amant,
Et jamais l'Amour qui est cause de larmes
Qui mouillent mon visage
Ne fût par Moi divulgué.
Mais maintenant il me fait chanter de bon gré
Sur une femme pour laquelle plus d'un a fait des grâces...

L'amour courtois est un art. Pratiqué dans le sud de la France, il se répand dans toute l'Europe. C'est une exaltation de l'âme et une délicieuse souffrance, tenue impossible entre le mari et femme.

Seul l'amour peut mener l'homme à sa perfection morale, puisqu'il engendre et développe toutes les vertus.

De nombreux poèmes lyriques, illustrent le XII ème siècle.

A l'amour courtois, l'Eglise prône le diabolique et la sorcellerie. De nombreuses femmes furent torturées, aiguilles sous leurs ongles, l'huile bouillante sur les pieds, dans l'espoir de leur faire avouer leur coalition avec le Diable, et pour finir brûlées vives sur le bûcher.

Une femme célèbre,mais très seule en son temps...

CHRISTINE de PISAN

Première femme écrivain française vivant de sa plume, née à Venise en 1364. Fille d'un astrologue italien. Après une éducation soignée elle épouse Etienne du Castel, secrétaire royal. A 26 ans elle se trouve veuve avec trois enfants. Privée de toute ressource, elle s'adresse à la littérature pour gagner sa vie. En 1419, elle se retire du monde et meurt au monastère de Poissy en 1431.

Christine fut la première femme vivant de ses écritures mais aussi la première femme dénonçant les inégalités de son sexe. La réhabilitation de la femme fût sa grande préoccupation et la lutte qu'elle entreprend sera poursuivi toute sa vie.

Citation de Christine de Pisan : "
Ce n'est pas à la faiblesse de son esprit, mais à son manque d'instruction que la femme doit son infériorité

Dans les Epîtres sur le roman de la rose, elle y gagne la gloire et les faveurs de la Reine. Elle est fêtée et proclamée " Gardienne de l'ordre de la rose " donc gardienne du Droit des Dames.

Au milieu des Roses blanches, les chevaliers prêtent serment :

" A bon amour, je fais voeux et promesse,
Et à la fleur qui est Rose
Qu'à toujours mais la bonne renommée
Je garderais de Dames en toute choses,
Ni par moi Femme ne sera diffamée
Et pour cela prend l'Ordre de la Rose "

Sources : Edition Aubier Montaigne et sources personnelles


lundi 2 février 2009

Modification du programme d'Arcas

À la suite de la lettre ouverte du Sieur Crro au candidat Arcas que nous avons publiée, voici les modifications que Arcas a faites concernant l'économie telles qu'il les a présentées à l'Agora pontissalienne.


L’économie.

Il inadmissible de payer un impôt pour essuyer les pertes d’un comté dû à une mauvaise gestion.
Il est intolérable de payer énormément d’impôt au comté, alors que celui ci ne sait que partiellement pourquoi on en paye hormis pour leur seul confort.

Néanmoins et Malgré ma volonté à ôter les impôts, il n'en est pas moins impossible de le faire.
Nous devrons en payer quoiqu'il arrive mais vous pourrez compter sur moi pour les diminuer si possible selon l'état des finances à la mairie.
Cependant, pour éviter de financer des pertes du comté, j'ai déjà demandé à recevoir des bilans de deux mandats ayant fait état d'une lourde perte.
Un mandat reste totalement opaque et je demanderai à en faire la lumière pour éviter les abus de la part de nos élus comtaux.
Nous ne devons pas travailler pour payer leur incompétence dans la gestion de nos écus.

Lettre ouverte de Crro au Sieur Arcas

Un débat a eu lieu en Halle de Pontarlier et à l'Agora du Château comtal concernant le programme de messire Arcas. Le point essentiel ayant été abordé n'est autre que la suspension du paiement de l'impôt comtal suivi d'une annonce de réorganisation de la taxe, tendant vers une politique plus indépendantiste.
Pour conclure ce débat d'idées, le candidat a annoncé abandonner ces mesures, renonçant ainsi à plus de la moitié de son programme.

Nous reproduisons ici la lettre que le Sieur Crro a adressé au Sieur Arcas à l'Agora de Pontarlier.
________
Nulle mauvaise intention n'anime ma plume et je tiens à tout prix à éviter la discorde en vous adressant cette lettre ouverte, Messire Arcas.

Suite à notre discussion sur la halle concernant votre programme, vous
avez affirmé et confirmé avoir abandonné votre projet concernant les impôts comtaux, n'ayant pas su démontrer que votre promesse était viable ni même en détailler le fond pour réfuter mes doutes.

Ce projet me paraissait mal tourné et tel qu'il était présenté, dangereux
pour notre comté comme pour la municipalité.

Cette discussion ayant eu lieu en place publique, je ne révèle ici rien que
la population ne serait en mesure de savoir.

Cette marche-arrière est certes respectable et je la salue, mais à seulement
5 jours de l'élection, j'ai eu la surprise de constater que votre annonce affichée à la mairie n'a pas été corrigée, et ce plus de 48 heures après que vous ayez abandonné l'essentiel du contenu de votre programme.

Cela pourrait donc être trompeur pour les électeurs non-avertis et
peu au fait du fonctionnement de notre institution comtale.

Avec l'espoir que ceci n'était en rien une démarche volontaire de votre
part, messire Arcas, je vous demande simplement de remédier à ce problème dans les plus brefs délais, quoique je craigne que le mal ne soit déjà fait si les électeurs ont déjà pris connaissance du parchemin obsolète sans assister au débat.

Mes respects,

Crro

Programme électoral du candidat Arcas

Le second candidat à s'être présenté avec son programme est Sieur Arcas. Voici donc le programme du candidat à la mairie de Pontarlier, Sieur Arcas:

Le changement.

Un grand mot sans projet ne vaut rien mais tel n’est pas le cas.
Aujourd’hui je me présente à vous avec détermination et envie de vous servir.
Pour affecter, tout un village d’un changement, il faut être solide.
Nous avons deux cas. Un homme proposant des actions et les mettant en application et un homme qui parle de présence en n’étant déjà pas présent dans la vie courante du village.

Mon projet est simple. Un changement radical de pontarlier de part mon programme, il sera tenu à la lettre et mis en application dès le premier jour si vous m’accordez votre confiance.
Un maire est élu pour mettre en application des projets fort et important quand la situation l’exige. Il n’est pas élu pour discuter à longueur de journée sur des sujets futiles surtout en ces temps.

Le premier point que j’aborderai sera la communication sans profond changement. L’actuel adjoint au maire fait un travail admirable dans ce domaine, il n’y a donc pas de raison de changer de méthode. Toutefois, un maire doit également en faire plus régulièrement, je tacherai de m’y tenir.

Le second point est l’animation. Au même titre que la communication. Il n’y aura pas de changement profond, quand les personnes font leur activité, le maire n’a pas à s’immiscer dans ce qu’il ne le regarde pas. Un comité existe, une communication régulière avec la mairie existe.
Néanmoins, Le maire se doit de vous prévenir des animations du groupe des pontissaoulards reconnu par pontarlier.
Je mettrai à leur disposition, le panneau d’événement à leur disposition autant de fois qu’ils le désirent. C’est à dire que vous serez informé de toutes les animations prévus directement chez vous.

Le premier aspect pour un début de changement sera les membres du conseil.
Les personnes même sans poste n’étant pas présentes de plus d’un mois ou aucune intervention pendant deux mois se verront retirer les clés. Je présenterai cette modification au conseil municipal.
Avoir des personnes, même qui ont été maire il y a plus d’un an, mais ne disant rien ne servent à rien.

Maintenant, nous allons entrer dans le vif du sujet.

Un maire est élu par la majorité des habitants pour l’application de son programme et à toute légitimité ensuite de le faire appliquer.
Personne n’est pris à défaut, je tenais à le rappeler.

L’économie et la sécurité.

Deux thèmes à très gros changement.
En premier lieu, par l’impôt comtal.
Il inadmissible de payer un impôt pour essuyer les pertes d’un comté dû à une mauvaise gestion.
Il est intolérable de payer énormément d’impôt au comté, alors que celui ci ne sait que partiellement pourquoi on en paye hormis pour leur seul confort.

Dès le premier jour si vous m’accordez votre confiance, l’impôt sera suspendu tant que toute la lumière ne sera pas faîtes quant à cette somme (1530écus par semaine)
Dès le premier jour, j’apporterai moi même au parlement une solution palliative pour que le comté ne dépense plus inutilement.
L’impôt sert en premier lieu à payer nos militaires et nos maréchaux. Nous les paierons nous même.
Après calcul, et essai, nous pourrons augmenter la solde des militaires d’un voir deux écus supplémentaires.

Cette méthode fonctionne dans de nombreux duchés ne payant pas d’impôt.
Pour toujours contribuer dans les dépenses du comté, pontarlier reverserai tous les dons perçus généreusement par vous même.

C’est un projet ambitieux mais nous avons tous à y gagner.

Le fonctionnement ne serait pas touché et resterait au parlement. Seul le paiement des militaires seraient assurés par la mairie.
De cet état, la mairie devra avoir un regard pour ne payer que ces frais et de temps en temps aider nos villages voisins. Ce qui augmentera la transparence vers tous les élus tant voulu par le comté.

La seule et unique (et la meilleure) intermédiaire sera toujours dame Monifred.
Cette dame organise avec soin les groupes civils.
A propos des groupes civils et suivant les finances que l’on trouvera à la mairie, j’aimerai récompenser les efforts des gardes venant soigneusement chaque jour depuis un moment en leur offrant un cadeau (Le cadeau sera déterminée par les finances, je ne préfère pas dire quel cadeau pour éviter des éventuelles déceptions).

Merci d’avoir pris de votre temps pour m’avoir lu jusqu’au bout.
Arcas.

Programme électoral du candidat Greemzy

Voici, à quelques jours des élections municipales de Pontarlier le programme du premier candidat qui se soit présenté comme candidat à la mairie. Voici donc le programme de Sieur Greemzy.

Mes chers amis, Plutôt qu'un programme rempli de belles paroles creuses. Je vais seulement vous promettre quelques points simples mais très important: - Ma priorité sera de désengorgé le marché qui commence à être saturé. Les villageois doivent pouvoir vendre leurs produits convenablement. - Rester à l'écoute de vos remarques et suggestions. Pour moi un bon maire est un maire présent, actif et disponible à chaque instant durant tout son mandat. - Communiquer régulièrement sur l'action de votre municipalité. La communication est un point très important et qui nous manque beaucoup c'est dernier temps, je compte donc vous faire participer un maximum à la vie active de notre village. - Adapter au mieux l'action de la mairie aux diverses situations et problèmes qui surgiront, sans parti pris. votre avis compte et sera étudié par vos conseillers et élus locaux avec sérieux, j'y veillerais personnellement. Choisissez le changement et le bien être de notre village dans ce renouveau. Pour que Pontarlier prospère votez Greemzy.

samedi 31 janvier 2009

La dame blanche du château de Puivert


par Larrycool


Texte dédiée à Vrek, pour sa présence, ses attentions, sa prévoyance et son extrême sollicitude...

Ce texte choisi ressemble tout simplement à Vrek, pourquoi changer alors la beauté et le jeu des mots si plaisant ... Nous risquerions alors d'en faire un récit non crédible !
_________

« Vers la fin du XIIIème siècle, une belle princesse aragonite fut invitée par Jean de Bruyères, seigneur de Puivert à séjourner dans son magnifique château. Elle aimait contempler le paysage des collines avoisinantes et surtout méditer au bord du lac, assise sur un rocher en forme de fauteuil sculpté comme par magie.
Mais les soirs d'orages, les rivières gonflaient et les eaux du lac recouvraient son banc.
Notre seigneur, très prévenant s'approcha doucement de la belle et lui dit :
-
Mais je vous vois triste ma dame.
- Non, point Monseigneur.
- Mais si princesse, je sais lire dans vos yeux d'habitude si bleus qu'ils en font pâlir le ciel.
- Oh, une simple poussière dans l'œil...
- Je vais ordonner de construire un mur arrêtant toute poussière fit le seigneur en hélant ces gens.
- N'en faîtes rien Monseigneur, la vérité est autre fit la princesse comprenant que ce seigneur était prêt à tout pour elle.
- Dites moi princesse, je veux revoir votre sourire.
-
La pluie a recouvert mon banc et je ne peux plus entendre les oiseaux ainsi que le souffle léger du vent près de ce lieu.

Voyant la tristesse de la belle, le seigneur décida d'engager des travaux pour réguler le niveau du lac et ainsi faire retrouver à ce blanc visage l'éclat d'un sourire et le soleil dans ses yeux si bleus.
Et durant de nombreuses semaines, tout rayonnait. La belle et le soleil...Parfois, une petite pluie gonflait la rivière, mais le barrage régulait le niveau à merveille, et dès les gouttes disparues, la belle retournait dans son lieu de bonheur.
Mais " dame nature " est plus forte qu'un amour platonique. Un soir de juin 1289, la pluie se fit plus violente, le niveau de la rivière enflait et les eaux tumultueuses emportèrent les digues du lac, engloutissant toute la vallée et noyant les habitants du petit village en contre-bas, nommé Mirepoix.
La princesse, voulant voir la gravité des pluies s'approcha trop près et elle fut aussi emportée dans le torrent...

Depuis ce triste soir, dans les veillées, à voix basse, on prétend que les soirs de pluie, une dame blanche erre près du château pour prévenir les promeneurs d'un danger.»

Légende puisée dans un livre intitulé : Contes et légendes du Moyen-Âge



LE CODE DE LA CHEVALERIE



par Larrycool


Cet article est dédié à Monifred,( adjudant chef des Gardes Civils )
( Conseiller municipal ) pour son dévouement et sa présence constante chaque jour auprès de ses membres
Les dix commandements :

I)
Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Eglise et observeras tous ses commandements.
C'est la plus importante de toutes. Si on n'est pas Aristotélicien, on ne peut devenir chevalier. Le chevalier doit croire en Dieu et avoir en lui pleine confiance.

II) Tu protègeras l'Eglise.
Cette règle est le cri d'armes du chevalier.

III) Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
Le chevalier doit défendre tous les faibles aussi bien les prêtres que les femmes et les enfants.

IV) Tu aimeras le pays où tu es né.
Protéger et aimer sa patrie

V) Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
Le chevalier doit être une brave personne. Mieux vaut être mort que d'être appelé couard.

VI) Tu feras aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
Cette règle invite les chevaliers à combattre et à haïr les païens.

VII) Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le seigneur doit protéger son vassal qui lui en échange, était fidèle à son seigneur. Le chevalier doit aider son seigneur lorsqu'il a besoin d'aide.

VIII) Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.

IX) Tu seras libéral et feras largesse à tous.
Le chevalier se doit d'être courtois et sage pour tous. Il doit également être généreux.

X)Tu seras partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.
Le chevalier est le défenseur du Bien, donc Satan est l'ennemi du chevalier.

Les vertus chevaleresques :

Loyauté
Prouesse
Sagesse et mesure
Largesse et courtoisie
Justice
Défense
Courage
Foi
Humilité
Franchise

Sources : passion histoire et documentation personnelle

samedi 17 janvier 2009

LE LOUP CE MONSTRE, CE DÉMON

par Larrycool...(carapace d'acier, cœur d'or)

Cet article est dédié à Dame Draugaran, Pontissalienne, conseillère municipale et châtelaine du Castel Pourpre.

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Il y a très longtemps, les Celtes enviaient aux loups leur puissance et leur adresse. Certains soldats gaulois allaient même jusqu'à recouvrir leur casque d'une tête de loup après avoir mangé leur cœur.

Le loup est un animal intelligent et patient. Il est capable d'attendre des heures avant d'attaquer sa proie. Le berger distrait se fait voler ses brebis, le fermier ses volailles. Bien vite naissent de sombres légendes racontées à la nuit tombée. Le loup est rendu responsable de bien des disparitions et de bien d'agressions.

Déjà, Charlemagne réglementa la chasse aux loups. C'est lui qui le premier mit en place des louvetiers chargés de faire disparaître le loup par n'importe quel moyen.
Les grands défrichements entamés depuis lors contraignirent le loup à se rapprocher des humains. Il s'est accoutumé aux animaux domestiques. Les premiers ravages sur les troupeaux furent alors constatés. Par temps de famine, les loups poussés par la faim vont même jusqu'à entrer dans les villes et les villages. Très vite le loup s'offrit une réputation de diabolique et de dévoreur d'enfants.

Il y a 300 ans, la seule pensée du loup terrifiait le peuple, son image de monstre, était déjà ancrée dans les mentalités. La naissance de l'animal des mains de Ève est décrite dans le Roman de Renart.
A côté de la vision du loup stupide et balourd (Ysengrin) abusé par le malin Renart on pouvait découvrir comment la femme qui avait entraîné l'homme dans sa chute avait également créé la bête démoniaque qui allait hanter ses nuits.

Sans conteste, l'Église, omniprésente dans notre temps, porte une part certaine de responsabilité dans cette sombre image du loup.
La morale religieuse va justifier et expliquer ces peurs qui hantent seigneurs et paysans. Le loup n'est-il pas le Diable ou son serviteur qui en dévorant les corps s'approprient les âmes?
Dans l'iconographie religieuse, le loup apparaît comme un symbole des forces diaboliques qui menacent le troupeau des fidèles représentés par des agneaux. Dans le Physiologus des premiers âges de l'Église, le loup qui est un animal rusé et malfaisant fait le mort lorsqu'il rencontre un être humain pour mieux l'attaquer ensuite.

Le loup habillé en berger symbolise les faux prophètes qui ont pour objectif de " corrompre les innocents ".

Un évêque du IV ème siècle affirmait : " Si le loup menace de bondir sur Toi, tu saisis une pierre, et il s'enfuit. Ta pierre c'est Christos. Si tu te réfugies en Christos, il ne pourra plus te faire peur."
Le loup était donc bien pour l'homme une menace pour son corps mais aussi pour son âme.

Dans les "Mystères", pièces jouées sur les parvis de nos cathédrales, les acteurs qui incarnent le Diable sont recouverts d'une peau de loup renforçant ainsi la vision populaire de l'animal démoniaque.

Le loup donc de nos jours est le bouc émissaire du Malin. Capturé vivant, il est parfois jugé et condamné au bûcher. Les commérages sur les pactes avec le Diable, sa présence auprès des sorcières qui les chevauchaient pour se rendre au sabbat, ses attaques contre les enfants apeurés, toutes ces histoires se répandent de village en village.
Les hommes de science n'ont guère une meilleure opinion de l'animal que les paysans.
" Le loup est un animal terrible. Sa morsure est venimeuse parce qu'il se nourrit volontiers de crapauds. L'herbe ne repousse plus là où il est passé. "

Les meneurs de loups qui hantaient les sombres forêts accompagnés de leurs sinistres compagnons entretenaient les peurs. De nombreuses histoires, dans toutes les régions du Royaume de France, les citaient avec crainte et respect. Ces hommes, disait-on, parlaient aux loups, soignaient de la rage... mais quand ils frappaient à votre porte, à la nuit tombante, il fallait leur donner le gîte et le couvert voire quelques pièces, car ils pouvaient aussi ordonner à leur loups de vous attaquer.

Au XIV ème siècle, l'image du loup ne s'améliore guère.
" Le loup aime la chair fraîche, et peut-être s'il était plus fort n'en mangerait-il pas d'autres." disent les Chroniques.

Au tout début de notre siècle; le Royaume de France fut déchiré par la guerre de Cent Ans et la guerre civile.
En 1421, l'hiver fut très long se rappellent nos aînés, si bien qu'au mois de juin, la vigne n'était pas encore fleurie. La famine fauchait la population.
" les loups déterraient de leurs pattes les corps des gens qu'on enterrait aux villes et aux champs, car partout où on allait, on trouvait des morts et aux champs et aux villes par la grande pauvreté qu'ils souffraient. "
" À Paris, toutes les nuits venaient les loups, et l'on en prenait souvent trois ou quatre à la fois, ils étaient alors portés parmi Paris pendus par les pattes de derrière."
Un bourgeois de Paris note même ceci :
" En ce temps, venaient les loups dedans Paris par la rivière et prenaient des chiens, et si par malheur les chiens ne suffisaient plus, ils mangeaient chaque soir un enfant de nuit en la place aux Chats derrière les Innocents."

La faim pousse les loups à s'approcher des hommes. En ces temps de disette, les ruelles sombres jonchées d'immondices où s'ébattent cochons, volailles et brebis sont un terrain de chasse inespéré.
Dans les campagnes alentours, les troupeaux sont attrapés. Les loups s'approchent des fermes afin de s'introduire dans les poulaillers et les étables.

En conclusion, le loup est pris très au sérieux, d'ailleurs de nombreuses louveries se sont créées, des louvetiers sont payés par nos Comtes et nos Ducs pour contrôler le nombre de loups dominant les domaines royaux et communaux afin de veiller par tous les moyens à leur destruction.

(Espérons qu'ils ne rempliront qu'imparfaitement la mission dont ils sont investis------------> remarque très personnelle...)

Sources officielles : Passion Histoire Société Communauté
(Haut Koenigsbourg)


LA CUPIDITÉ



par Larrycool (carapace d'acier, cœur d'or)

Dans quels excès ne précipite pas la déplorable cupidité, cette aveugle fureur d'accumuler d'inutiles richesses ! La funeste soif de l'or, cette passion éternellement insatiable, fait un honteux trafic de tous les crimes. C'est ainsi qu'Eriphyle fit connaître la retraite de son époux, quand elle eut reçu le salaire de son infâme trahison. (Eriphyle, convoitant un collier en or, avait enseigné à Polynice le lieu où Amphiaraüs, son mari, s'était caché pour ne pas aller à la guerre de Thèbes, où il devait périr ).
C'est par la corruption de l'or que l'adultère pénétra jadis dans la prison de la fille d'Acrisius (une tour d'airain, des portes inébranlables, des chiens dont rien n'endormait l'odieuse vigilance, étaient pour Danaé un assez fort rempart contre les nocturnes efforts d'un amant. Mais Jupiter et Cythérée se rirent d'Acrisius, timide gardien de cette beauté captive, persuadés qu'un chemin sûr et facile s'ouvrirait devant un dieu changé en or. L'or se glisse à travers les soldats; plus puissant que la foudre, il perce les rochers; la soif de l'or plongea dans le noir abîme la famille de l'augure d'Argos ; les présents du roi de Macédoine brisaient les portes de la cité et renversaient tous ses rivaux).
Oh, quelle horrible et hideuse plaie cette passion inextinguible n'entretient-elle pas dans nos coeurs ! Le riche a beau couver nuit et jour ses immenses trésors, il est encore dévoré du désir de les accroître. Par un châtiment bien mérité, la cupidité rend le riche indigent; toujours pauvre à ses propres yeux, il entasse sans répit richesses sur richesses et convoite sans cesse ce qu'il n'a pas. Craindra-t-il les lois, respectera-t-il la morale, celui dont la passion s'irrite à mesure qu'il amasse? La soif de l'or étouffe l'affection: elle porte les parents à s'égorger et les enfants à répandre le sang de leur père. Le riche aspire toujours par des voies coupables à posséder de fragiles trésors. Tout son honneur est dans le gain, l'appât du gain qui lui fait renverser jusqu'aux temples : Montrez lui de l'or dans le ciel, il ira le chercher !

Doit-on s'étonner après cela que nos concitoyens par étrange ignorance préfèrent la richesse à l'esprit ? Il y a des rhéteurs qui, poussés par une détestable cupidité, se jouent indignement du traité le plus saint. Si encore ils donnaient quelques conseils, quelque soin à leurs propres consciences ils pourraient encore mériter une certaine confiance... Mais leur extérieur est chétif et misérable, ressemblant à des spectres sortant de leurs vieux tombeaux. Ils ont les cheveux en désordre, le front décharné, les tempes amaigries, les pommettes saillantes faute de dents, le nez plat et les narines en l'air, la bouche dégarnie et de grosses lèvres effrayantes de nudité; leur dos concave semble tout entier descendu dans leur large ventre; ils ont de gros genoux, des jambes fluettes, le teint blême, les yeux hagards et ce qu'il y a de plus hideux, la pâleur de leurs traits dénote une basse envie.

Sources : poète latin anonyme, (Lupercus...)
Sources personnelles philosophiques (richesse et convoitise...)

mardi 13 janvier 2009

Nomination de la diaconnesse de Saint Claude

Nous, Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg,
Cardinal Connétable de Rome,
Primat du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ,
Archevêque métropolitain de Lyon,
Faisons annonce de :


La nomination de Dame Epsonstylus à la charge de diaconesse de Saint-Claude.
Elle aura pour rôle d'assister le Père Cadric - enfin, si elle le voit - et d'assurer quelques offices Res Parendo et sacrements au sein de ladite paroisse conformément au droit canon relatif au clergé paroissial.



Rédigé et scellé à Lyon le vingt-sixième jour du mois de décembre de l'an de grâce MCDLVI.

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Epsonstylus aimerait faire passer un message à tous les lecteurs :

J'ai commencé les pastorales au sein du palais archiepiscopal de Lyon, si les san claudiens veulent me parler qu'ils viennent m'y rencontrer. Je les accueillerai sans soucis à l'archidiocèse de Lyon.

dimanche 11 janvier 2009

ÉPICURE OU LA PHILOSOPHIE DU BONHEUR


par Larrycool

Né en - 341 dans l'île de Samos il suit dès son plus jeune âge les cours de Pamphile, un philosophe platonicien.

Chassé de Samos, Epicure s'exile avec sa famille à Colophen (Asie Mineure). Il fait l'apprentissage de la pauvreté et médite sur l'intolérance politique.

En 306, il fonde son école. Doté d'un charisme extraordinaire, aucun autre philosophe n'a eu autant d'ascendant que lui sur ses disciples.

Épicure emprunte à Démocrite sa physique atomiste (l'univers est composé d'atomes en mouvement dans le vide) et à Socrate (par l'intermédiaire du platonisme) ses préoccupations morales (recherche du souverain bien et du bonheur).

Lorsque donc il ouvre son école, la pensée philosophique est encore dominée par les deux grandes doctrines issues de l'enseignement de Socrate : le platonisme et l'aristotélicisme.
Parallèlement, une autre tradition également issue de Socrate va se développer avec moins de prestige. Elles retiennent principalement de Socrate l'ironie de celui " Qui sait qu'il ne sait rien " et les préoccupations morales. Ce sont ces écoles (en particulier les sceptiques et les cyniques) qui vont permettre de dépasser le dogmatisme dans lequel vont se figer les doctrines de Platon et d'Aristote après leur mort.

Le projet épicurien est simple : développer à partir d'une physique atomiste une morale du bonheur permettant de nous délivrer des maux qui nous accablent. Le seul guide dans cette recherche du bonheur est la sensation et les plaisirs (ou les peines) qui l'accompagnent.

L'amitié est représentée par Épicure comme un bien précieux, indispensable au bonheur. En cette époque de décadence de la cité grecque, l'amitié remplace l'ancien esprit civique. Le bonheur a pour condition de fuir le trouble des affaires publiques : Pour vivre heureux, "vis caché", à l'écart de la vie politique, enseigne Épicure qui, jusqu'à sa mort, mettra en pratique ce précepte.
La modernité de la philosophie épicurienne réside dans son respect de l'individu, la valeur qu'elle accorde à l'existence heureuse et l'extrême simplicité de ses buts : non pas savoir pour savoir, mais savoir pour obtenir dès maintenant la paix de l'âme, l'absence de trouble qui définit le bonheur du sage et lui permet de vivre " tel un dieu parmi les hommes ".

Les thèmes majeurs d'Épicure

Il n'y a pas d'âge pour faire de la philosophie, car la philosophie est un art d'être heureux.
Epicure s'oppose à l'idéalisme de Platon. Pour Épicure tout est matériel, y compris l'âme, et la sensation est seul guide de la connaissance et de la morale.

La sensation de plaisir est signe du Bien, la sensation de douleur est signe du Mal. Pour atteindre le bonheur, il faut maximiser le plaisir. Mais satisfaire tous ses désirs, n'est pas la bonne façon d'atteindre cet objectif, car certains désirs non naturels comportent à long terme, dans leur satisfaction, plus de douleurs que de plaisir.

Ainsi la morale d'Épicure est eudémoniste (morale du bonheur) et hédoniste (morale du plaisir) mais l'épicurisme n'est pas la débauche!

Ne craignons pas la mort, la mort nous est indifférente, puisqu'elle est la fin de toute sensation : " le mal qui effraie le plus, la mort, n'est rien pour nous, puisque lorsque nous existons la mort n'est pas là et lorsque la mort est là nous n'existons pas."

( référence: Lettre à Ménécée---------> sur la philosophie et la condition de la vie ).

"VOTRE JAMBE EST MALADE ? COUPONS-LA !

Par Larrycool

Au tout début de notre époque les religieux tentaient plus de soulager les malades que de faire progresser l'art de la médecine. On vit apparaître des botanistes qui recueillaient des plantes médicinales puis les stockaient dans des échoppes.
On considère que la maladie du corps est liée à celle de l'esprit et à la purification de l'âme. Dans notre médecine actuelle, il y a deux courants : le courant monastique et le courant scolastique ( enseignement de la théologie et de la philosophie ).
Le premier est connu pour son obscurantisme et sa stagnation puisque le courant Aristotélicien est dépositaire de la médecine et impose ses règles. En dehors des Aristotéliciens, personne n'a le droit de pratiquer la médecine. De plus, seuls l'écoute du pouls, l'étude des urines et le mysticisme sont utilisés pour accomplir les soins.
Pendant la période scolastique, on voit apparaître des écoles de médecine dont les plus réputées sont : Bologne, Salène, Montpellier.
Les médecins ne soignent que les nobles, quand à nous, les petites gens nous allons consulter les barbiers, les rebouteux...

Je vais ici vous conter une anecdote tragique, révélant combien les pratiques de notre médecine peuvent être brutales et dangereuses.
Ceci nous est rapporté par un musulman considéré comme l'un des meilleurs spécialistes du corps humain dans son pays.

Il raconte qu'un jour appelé par la Cour de France pour une série de consultations urgentes, il doit se rendre au chevet d'un chevalier bien mal en point. Le pauvre homme souffrait d'un vilain abcès à la jambe. La plaie s'était infectée et menaçait de s'étendre.
D'ordinaire, les spécialistes ont recours à l'amputation. Mais notre savant oriental envisage une méthode plus douce : il prépare un petit cataplasme dont il a le secret et l'applique sur les chairs corrompues. Puis il demande de patienter quelques temps, car le remède ne peut agir sur l'instant.

Peu après, notre ami rencontre une femme prise de fortes fièvres. Son état empire d'heure en heure à tel point que l'on craint pour sa vie. Le médecin connaît ce genre de symptômes, il prescrit un traitement certes un peu particulier mais révélateur d'une certaine clairvoyance scientifique. Pour " rafraîchir " le tempérament de la jeune fille il est nécessaire que celle-ci boive beaucoup d'eau et s'abstienne de consommer certains aliments.

On en est là, lorsqu'un de ses confrères occidental, français de surcroît, entend dire qu'un musulman soignait des Aristotéliciens, ce que l'Eglise interdit avec la dernière des fermetés...Peut-être craignait-il qu'on ne lui prenne sa clientèle ? Qui sait ?
En tout cas il s'approche du chevalier bléssé, examine la plaie infectée et dit :
" Veux-tu mourir avec tes deux jambes ? Ou préfères-tu vivre
avec une seule "?
" Je préfères vivre encore avec une seule jambe !" répond l'homme.
Aussitôt dit aussitôt fait. Le médecin s'empare d'une lourde hache. Le patient est amené à un billot de bois sur lequel il étend sa jambe malade. L'instant d'après, un coup bien donné suffit à détacher le membre. L'heure suivante, l'infortuné chevalier décède.

Arrive le tour de la jeune femme prise par les fièvres. Le médecin l'observe un moment, puis lui dit en désigant du doigt le savant musulman qui assistait à la consultation sans rien dire :
" Cet homme est incapable de te guérir ! Tu es possédée par le démon !"
Comme le veut une vieille croyance, il recommande à la malheureuse de consommer d'abondantes quantités de moutarde et d'ail, aliments que les mauvais esprits ont en horreur.
Mais le démon ne semble pas vouloir disparaître...
" Si tu ne vas pas mieux, c'est que Satan est déjà en Toi et dans ta tête " annonce le médcin français.
Il envisage un traitement plus radical. Muni d'un rasoir, l'homme opère une large incision en forme de croix sur le crâne de la malheureuse. Les plaies sont si profondes que les os apparaissent. Il applique sur les lésions du sel et frotte énergiquement le cuir chevelu en sang. On imagine les tourments endurés par le jeune femme qui ne survivra pas à ces supplices.

Devenu impuissant de ces scènes qu'il ne comprend pas, le musulman s'en retourne chez lui, terrifié par nos pratiques médicales.
De nos jours, soigner demeure un acte incertain et lourd de risques. Dans les monastères, les aristotéliciens confectionnent des potions d'herbes sauvages et de racines dont ils se transmettent les compositions mais qui ne peuvent pas grand chose contre nos épidémies mortelles.
En revanche, dans les contrées orientales, les Musulmans ont acquis un savoir scientifique bien plus étendu. Les Cours de Bagdad et de Damas attirent de prestigieux spécialistes, capables de réduire les fractures importantes et d'opérer certaines affections ophtalmiques.

A l'origine de cette avancée remarquable, le Djihad. Quand les armées de l'Islam se heurtent aux Byzantins ou aux Perses, les anciennes capitales de l'Antiquité tombent entre leurs mains.

Déjà Alexandrie ouvre ses portes aux conquérants, les intellectuels y redécouvrent les héritages des civilisations gréco-latines et héllenistiques que l'Eglise Aristotélicienne a ignorées depuis de nombreux siècles. Parmi les milliers de manuscrits, se trouvent ceux de Gabien et d'Hippocate, deux auteurs qui réfléchirent en leur temps aux mystères du corps humain. Les érudits musulmans perçoivent très vite tout le profit qu'ils peuvent retirer de tels écrits. Les parchemins rédigés dans la langue grecque sont traduits en arabe puis diffusés à travers tout le bassin Méditerranéen.

L'occident s'intéresse aux progrès médicaux que l'Islam véhicule avec Lui. Néanmoins bien que le savoir médical s'enrichisse au contact des spécialistes musulmans les plus imminents, les praticiens occidentaux demeurent prisonniers de théories qui feraient sourire d'ironie les plus simples d'entre nous.
On pense ainsi que quatre liquides différents parcourent les tissus humains : le sang, la bile, la bile noire et le phlegme. La maladie croit-on survient quand l'un d'eux est en quantité trop importante par rapport aux trois autres.
On imagine que certains des organes du corps sont froids et d'autres chauds...

Une consultation à notre époque se déroule d'une manière étrange. Le médecin essaye de déterminer la cause d'un symptôme, d'une douleur. Mais il ne touche pas son patient et construit son diagnostic sur l'examen des urines que ce dernier lui fournit : une urine trop claire est signe d'ennuis digestifs où d'affection de l'estomac ; une urine trop foncée, des problèmes de foie...Parfois il faut goûter!!!

Au moment de rédiger l'ordonnance, le savant n'oublie jamais de conseiller en plus des traitements à suivre, quelques prières, une pénitence voire un pèlerinage. Nos ouailles considèrent qu'il est naturel qu'un médecin prenne soin de la santé spirituelle de ceux qui viennent le trouver.

Ne doutons pas que l'aventure des sciences du corps humain (malgré quelques aberrations) a bel et bien débuté. Espérons qu'elle a devant elle de plus belles années...

Larrycool (carapace d'acier, coeur d'or)

Sources : Monsieur M.Barbaud et sources personnelles