vendredi 5 décembre 2008

Extraits de journal de bord du caporal Kenny78 et de Saramarinettee


Deux soldats racontent de l'intérieur comment ils ont vécu les évèments récents entre la Franche-Comté et la Confédération helvétique.


Mardi 25 novembre 1456



Pontarlier enfin ! Nous sommes bien arrivés. J'assure la logistique depuis Dole. Le camp est en ordre, les stocks sont à jour. En attendant les ordres, je vais visiter la ville.
A la nuit tombée, je décidai d'aller dormir. Épuisé d'avoir tant marché, je crois que je vais m'endormir bien vite.

Mercredi 26 novembre 1456


Je suis réveillé par des cris et des clameurs guerrières. Pontarlier est-elle attaquée ? Je m'habille et m'équipe en vitesse. Les ennemis vont en baver !
Une fois sorti de ma tente, je m'aperçois que les forêts franc-comtoises ont été remplacées par les montagnes helvètes ! Les défenseurs du canton de Grandson se préparent au combat. Bien vite, des tensions apparaissent. Je pensais que cette attaque avait été autorisée par l'armée. J'ai vite appris que le gouverneur a agi seul. Pourquoi ?
Instinctivement, je repense à ma famille, mes amis de Poligny et d'ailleurs. Vais-je mourir ici? Vais-je revoir ceux que j'aime ? Je n'en sais rien. Des ordres fusent de partout, je ne comprends rien. Certains me disent de rester d'autres de partir... et je crève littéralement de frousse lorsque je m'aperçois que les helvètes sont au moins deux fois plus nombreux que nous.
Au soir, je reçus un message. Le chancelier Debenja a négocié durement. Les forces de Grandson ne nous feront aucun mal si nous quittons leurs terres sur-le-champ. Je décide donc de partir accompagné du sergent Saramarinettee , du soldat Folinus, et de messire Decnop, frère combattant de l'Ordre des Chevaliers Francs.
Nous partîmes en laissant des frères et sœurs d'armes derrière nous. Je me fais honte. Ce souvenir hantera ma vie à jamais.

Jeudi 27 novembre 1456


Vivants ! On est en Franche-Comté et on est vivants ! Toute une nuit de peur immense et de fuite à travers les montagnes. Épuisés mais vivants. Je dois la vie au chancelier. Jamais je ne pourrai oublier les heures qu'il passe à négocier avec les dignitaires d'Helvétie. Des temps difficiles s'annoncent pour notre Franche-Comté.
J'espère seulement, qu'un beau jour Helvètes et Franc-comtois pourront enfin être en paix. J'aurais voulu apprendre à connaître ce peuple en tant qu'ami. J'espère aussi que mes frères d'armes me pardonneront d'être parti en les laissant là bas. Nul ne peut le savoir, mais je le souhaite du fond du cœur!


Journal de Sara, garnison de Poligny



Mardi 25 Novembre 1456


Il est tôt, j’ai marché toute la nuit et pourtant je ne suis pas fatiguée. Sûrement le fait de voir les portes de Pontarlier me motive. Ce village quitté quelques mois auparavant que je n’ai toujours pas oublié, que je n’oublierai jamais… Je suis fatiguée et je vais me reposer en taverne, en compagnie des amis avant le départ de ce soir !
Rassemblement sur la place du village tard dans la soirée, nous partons pour une seconde marche nocturne qui s’annonce fatigante.

Mercredi 26 Novembre 1456


Le jour se lève, les chemins se ressemblent tous, impossible de mettre un nom sur la route sur laquelle nous sommes. Mais quelques clameurs venant du début du convoi nous font tous stopper. Je me dirige vers le gouverneur et aperçoit les portes de la ville de Grandson en bas de la colline. Nous sommes donc en CH et certainement pas pour une visite amicale. Tout le monde quitte l’armée une fois entrés dans la ville, pas question pour certains de suivre le gouverneur, pour d’autre de quitter l’armée.
On installe rapidement les tentes ainsi qu’une tente qui nous sert de taverne, les soldats ayant essayé de rentrer dans celle de Grandson étant insulté et je les comprends, nous sommes des ennemis pour eux. Les pigeons volent de partout, donnant tous des messages contradictoires : quitter rapidement Grandson, rester sur place… Que faire ?
Je reste impassible en taverne, la peur me gagnant à chaque minute, je me mets à penser à ma famille et mes amis restés là-bas. Je discute longtemps avec Kenny, les diplomates arrangent les choses avec les armées, peut-être pourrons-nous quitter la CH le soir même…
Kenny m’attrape à part, un groupe composé de Folinus, de moi-même et de lui partons en direction de Pontarlier. Si tout se passe bien pour nous, les autres suivront le lendemain. Nous partons donc en direction Pontarlier, la peur au ventre.

Jeudi 27 Novembre 1456


Nous sommes à Pontarlier sains et saufs, je peux remercier mes deux amis. Les pigeons volent toute la journée pour prévenir tout le monde. Je ne suis pas très fière de les avoir laissés, j’aurai voulu tous les emmener. mais le risque était trop grand. Passer les premiers était un test… réussi… les autres peuvent donc suivre maintenant. Les ordres sont de rester à Pontarlier pour quelques temps dans l’attente des prochaines directives.

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