mercredi 10 décembre 2008

Les Franc-Comtois, leurs armées et leurs bagarres de chiffonniers..

Les armées MS et Ost Parangon, dirigées respectivement par Lothilde et Chevreux avaient réclamé leur indépendance "face au joug du Parlement" sous prétexte que ce dernier avait mis en danger le comté, et lui imposant donc un ultimatum de 48 heures pour se voir concéder le titre de compagnies Franches, ce qu'était déjà la MS, au passage..

"Étant donné le manque de volonté de la part du Parlement à soutenir les personnes qui ne cherchent qu'à protéger notre territoire, ces armées n'assureront la défense que pour une période de 2 jours, permettant au Parlement de reconnaître leur utilité. Sans quoi, ces personnes pourront retourner chez elles, laissant au Parlement et à ses institutions le soin de protéger eux-mêmes le territoire."

Cette initiative, annoncée par le Sénéchal Zephirin et perçue par certains comme un chantage, a soulevé une vague de conflits et divisé les Franc-Comtois en deux partis.
En soulignant que l'armée actuelle n'était plus adaptée et mal gérée, les militaires ont été incités a démissionner en ces termes :

"Je vous demande de considérer la possibilité de poursuivre comme compagnons des Compagnies Franches de Comté. Certes, il vous faudra quitter l’armée comtoise dans laquelle vous avez tant investi, mais comme elle est vouée à une mort certaine, vous voilà à l’aube d’une nouvelle vie avec ceux en qui vous avez toujours cru, avec qui vous avez toujours eu confiance, avec qui vous auriez donné votre vie."

L'indignation a gagné de nombreuses personnes et les accusations de traîtrise ont fusé, qu'elles soient dirigées contre l'armée ou bien le Parlement, mais l'ironie de cette histoire est qu'au final, chacun agissait pour ce qu'il croyait être le bien de la Franche-Comté.
La forme varie et des erreurs se font parfois, mais ce qui unira toujours les Franc-Comtois, c'est l'amour de la patrie.

L'ultimatum prenait fin hier soir et notre comte a alors passé une annonce publique en gargote :

A l’attention du Commandant de la Compagnie Franche Maxima Sequanorum, Par la présente, nous vous transmettons un ordre de mission pour défendre Pontarlier suite aux tensions qui persistent entre la Franche-Comté et l’Helvétie et ceci pour une durée minimum de 15 jours.
Nous vous invitons à vous mettre en rapport avec le Capitaine Léonin Monmouth afin que celui-ci vous transmette les détails de cette mission et tous les éléments nécessaires pour la mener à bien.


Faict en Dole le neuvième jour du mois de décembre de l’an de
grasce quatorze cent cinquante six Au nom du Parlement

Par le Capitaine
Léonin Monmouth

Par le Franc Comte
Bobyzz de Sparte
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L'annonce du Comte rappelle en effet à quel point les conflits internes sont futiles et que la première nécessité est d'être en mesure de tenir tête aux trois armées Helvètes stationnées de l'autre côté de la frontière.
Cette perspective inquiétante n'est cependant pas le signe d'une fatalité : nulle guerre n'a été déclarée et il est tout à fait possible d'espérer une issue raisonnable et diplomatique à ces évènements.

Cet ordre a de toute évidence été ignoré et un second coup de force du gouverneur Lothilde a été rendu public : la dissolution de la MS.
Quant au gouverneur Chevreux, il reste plus nuancé et a décidé de maintenir ses positions défensives suite à ce qui semble être un accord à l'amiable. Nous saluons cette décision favorable à la sécurité de nous tous.
Le Sénéchal Zephirin a quant à lui annoncé sa démission dans un nouvel élan de contestation de l'autorité du Parlement, je cite : "Je me vois dans l’obligation de remettre ici mes galons en signe de bris de confiance envers le Parlement et les officiers de son armée.".

Les soldats anciennement intégrés à la MS sont désormais en attente d'ordres en provenance de l'État Major, ce qui ne saurait tarder.
Nous lançons un appel à la sérénité et clamons haut et fort que nous avons besoin de nos militaires et que malgré les tensions et déclarations peu mesurées de certains, la Franche Comté les remercie pour leur dévouement et a conscience de leur importance.


Crro pour la gazette

1 commentaire:

lothilde a dit…

Quel dommage que l'article ne fasse pas mention de la triple origine de cette crise de l'armée...
la première, et non des moindres, est l'ouverture d'une discussion à l'Agora dont le titre évocateur était " quand les militaires se foutent complètement de la Franche Comte, ça donne quoi?"....
Débat humiliant pour des militaires, méprisés par le parlement en la personne même du juge Imladris...personne n'oubliera [i]la bêtise humaine des militaires[/i]...
En tant qu'ancien capitaine de cette armée, ayant côtoyé les militaires et apprécié leur sens des responsabilités, leur engagement au détriment de leur vie personnelle, leur obéissance totale, il était de mon devoir de les défendre. Ce que n'a pas fait le capitaine Léonin.

La deuxième raison est qu'après observation des besoins actuels en terme de protection du territoire et des habitants, il est évident que la structure même de l'armée, la vétusté des installation, la difficulté pour les jeunes soldats de s'y retrouver, la complexité d'un code illisible et résolument futuriste, ne permettent plus d'assurer une défense efficace.
De nombreuses discussions ont eu lieu à l'état major des armées, mais il [i]semblerait[/i] que les informations ne soient pas remontées jusqu'au parlement...

La troisième raison est un abandon total des soldats, livrés à eux mêmes, sans ordre, alors que la situation n'était pas très rassurante. En l'absence du capitaine pour raisons de santé, le comte devait assurer la conduite de l'armée...

Entre attaques verbales, absence totale d'écoute de la part du parlement au sujet de la modernisation de l'armée, et absence d'ordre, une révolte des militaires était plus que prévisible...

Un parlement qui méprise son armée à ce point ne pouvait s'attendre à autre chose.

Venons en aux conclusions de votre article, qui laisse supposer un abandon des soldats de Maxima.
C'est FAUX.
Apprenant [i]par hasard[/i] et en pleine nuit qu'une armée helvète faisait mouvement, j'ai immédiatement recruté 2 soldats supplémentaires pour venir renforcer les rangs des soldats et leur ai demandé de protéger la ville de Pontarlier où se trouvait l'armée.
Je tiens à préciser qu'aucun ordre ne m'avait été donné de le faire, pour autant, je n'allais pas laisser le village se faire attaquer sans riposter. Même si j'avais déjà remis ma démission en tant que gouverneur, depuis plusieurs jours.

Cette même nuit, nous avons appris que des brigands avaient tenté de prendre la capitale d'assaut...

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de m'entendre accuser de traîtrise pour ne pas être allée protéger la capitale...en même temps, sans doute, que MS protégeait Pontarlier ?
Prévenue, dès le lendemain, j'ai demandé à tous les soldats de la garnison de Dole présents dans MS de rejoindre rapidement la capitale.
L'armée Helvète n'ayant finalement pas franchi la frontière mais s'étant au contraire éloignée de Grandson, j'ai repris le démantèlement de l'armée, mais de façon organisée : en raccompagnant dans leurs garnisons les soldats de Vesoul, puis ceux de Luxeuil.
Pour eux non plus, je n'avais pas d'ordres..

Il est donc très facile de tourner des événements à sa convenance, sans aller aux sources, et sans avoir demandé le contenu des discussions faites au sein de l'état major des armées.
Tendre une oreille bienveillante aux propos des détracteurs, non militaires de surcroit, mais ne pas demander aux gouverneurs concernés de donner leur version des événements ne peut permettre aux villageois de se faire leur propre opinion.
Il est bien évident que j'ai les preuves de tout ce que j'avance ici.
Vous ne dites pas non plus qu'une consultation a été ouverte dans une salle du château de Dole au sujet d'une éventuelle modernisation de l'armée, et que nombre des intervenants penchent en faveur de compagnies centrées sur des armées IG...ce que nous avions proposé dès le début, et qui nous a valu des accusations de traîtrise en place publique.

Contrairement à ce que vous laissez entendre dans votre article, personne n'a essayé de convaincre les militaires de démissionner : beaucoup avaient atteint un certain degré de lassitude et les propos désobligeants tenus à leur égard sur la place publique ont fait le reste.

Il me semblait important de faire cette rectification. Ou plus exactement, cette mise au point.
Lothilde