Pouvez-vous nous parler de votre parcours avant d'avoir été élu Avoyer de Grandson?
J'ai commencé en tant que simple cultivateur, puis sous les mandats de Belgarath et d'Accrosenseo, j'ai occupé des fonctions de conseiller et d'adjoint. La candidature à la mairie était le prolongement naturel
En quoi consiste votre fonction au sein de la confédération, et quelles difficultés vous arrive-t-il de rencontrer?
Je suis maire du canton de Grandson. En CH, tous les cantons sont souverains par la voix du peuple. Les maires décident donc ensemble des actions à mettre en place, le Conseil Confédéral est là pour se mettre au service des cantons.
Les principales difficultés : motiver la population pour que les votes soient constructifs, fédérer les 11 cantons dont 5 sont germanophones, et faire fonctionner ces institutions bilingues avec toutes les revendications des citoyens.
Vous êtes en alerte, vos armées sur le pied de guerre. Ceci a-t-il été en partie motivé par les rumeurs mensongères circulant en FC?
La Confédération a beaucoup souffert de la Croisade et du siège de Genève. Les stigmates sont encore bien présentes. Lorsque nous avons appris que des armées franc-comtoises étaient postées à Pontarlier, la Confédération a eu une réaction défensive naturelle. Et l'intrusion de l'armée "La Pierre Qui Vive" de Pendarric a justifié et validé cet ordre de mobilisation générale.
Comme chacun sait, votre canton traverse actuellement une crise due à l'intrusion de l'armée "La Pierre Qui Vire" dirigée par Pendarric. Quelle a été votre première réaction face à ce qui a pu apparaitre comme une trahison de la part du Franc comte, qui avait assuré ne pas menacer Grandson?
Grandson était en mobilisation passive, mais a dû décréter l'état d'alerte générale. Cet état d'alerte a bien entendu été suivi par l'ensemble des forces armées Confédérales, nécessitant la mobilisation de nombreux bataillons. Les levées d'armées et la mise en mouvement des troupes a également engendré des coûts financiers très importants, et un état de guerre induit par le franchissement de la frontière de Pendarric et de son oriflamme.
Depuis que la situation a été éclaircie et que l'acte de Pendarric est décrit comme un acte indépendant du parlement, comment évoluent les négociations et où en est la situation? Est-il vrai que vous demandez un dédommagement?
Nous avons tenu une conférence diplomatique en présence du Franc Comte Bobyzz de Sparte, du Chancelier Debenja von Riddermark et du Capitaine Leonin de Monmouth. Nous avons exprimé le souhait d'un dédommagement financier de la mobilisation engendrée par l'arrivée de l'armée de Pendarric. Car cette armée, même si Pendarric a agi de façon personnelle, portait les couleurs comtoises, et était sous la responsabilité de l'État Major franc-comtois. C'est donc à la Franche Comté d'assumer les actes de ses armées, cela semble pour le moins naturel. Le Franc Comte nous a répondu que seul le Parlement de la FC était en mesure de décider d'une éventuelle compensation financière, c'est pourquoi nous avons demandé audience au château de Dole. La Confédération Helvétique a en outre épargné la vie des soldats innocents de l'armée LPQV.
Vous avez annoncé qu'à partir d'aujourd'hui, la frontière entre Grandson et Pontarlier est close et que les citoyens Franc-comtois présents sur votre territoire seront expulsés. Néanmoins, il est possible d'obtenir une autorisation spéciale. Quels sont les critères demandés pour en obtenir une? A qui faut-il s'adresser pour faire une demande?
Des autorisations sont accordées aux voyageurs qui ne sont pas domiciliés en Franche Comté et qui voyagent en groupes simples. Pour le reste, ce décret sera en application tant que nous n'aurons pas été en mesure de nous exprimer devant le Parlement Comtois. Ce décret sera également maintenu tant que des informations nous parviennent sur le recrutement actif de l'armée Maxima Sequanorum, ce qui oblige la CH à maintenir l'état d'alerte, et qui engendre des dépenses supplémentaires. Dépenses qui aggravent le montant du préjudice qui sera réclamé à la Franche Comté.
Avez-vous quelques mots à ajouter ?
J'adresse mes condoléances à la famille des Spartes et aux Pontissaliens, suite au décès de Salbator de Sparte, reconnu comme un grand homme par delà les frontières. Et je souhaite que le Parlement Comtois saura entendre nos justes revendications, permettant de prévenir toute lutte armée et préservant l'illustre prestige de votre contrée. Cela constituerait une base saine pour de futures discussions diplomatiques entre la Franche Comté et les 11 cantons souverains de la Confédération Helvétique.
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Nous remercions chaleureusement Yoyo pour cette entrevue, en espérant une issue heureuse à ces tensions.
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Au Parlement de la Franche-Comté, copies au Franc Comte Bobyzz de Sparte et au Chancelier Debenja :
Nous, bourgeois de Grandson, de Fribourg et de Soleure, par l'intermédiaire de nos avoyers et représentants respectifs Yoyo73, Prongs et Murchad,
Devant le refus du Franc-Comte d'entrer en matière sur les torts commis par une armée comtoise à Grandson, à Fribourg et aux autres confédérés, lors de la réunion diplomatique tenue le 26 novembre de l'an de grâce 1456,
Demandons au Parlement, souverain de la Franche-Comté, d'autoriser deux confédérés à prendre la parole devant votre haute assemblée, à Dôle, afin d'exposer à tous les reproches que nous avons exprimés ce jour, en assemblée diplomatique, au Franc-Comte Bobyzz et à son chancelier Debenja, et le prions de se pencher sur les questions pour lesquelles les précités se sont déclarés incompétents, malgré les faits de guerre d'une armée agréée par la Franche-Comté devant les murs de Grandson, à savoir, principalement, l'arrivée hostile à Grandson d'une armée dont les contrôle vous échoit, en théorie.
Pour l'amour du Très-Haut, le vingt-sixième jour de novembre de l'an de grâce 1456.
Pour Grandson, Yoyo73
Pour Fribourg, Prongs
Pour Soleure, Murchad
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